J'ai découvert
Sylvie Germain avec "Jours de colère" et mon admiration lui fut acquise à tout jamais.
Certains semblent prédire que son dernier roman peut décevoir même ses plus fervents défenseurs.
Malgré tout, c'est en toute confiance que je l'ai ouvert.
La mort accidentelle de Georges affecte son entourage, comme toute mort d'un homme encore jeune peut le faire.
Son épouse et sa fille culpabilisent, sa mère s'efface jusqu'à devenir insignifiante, son père veut prendre la relève de l'autorité auprès des 4 orphelins, sa tante reste inconsolable.
Pierre, employé par la veuve et extérieur à cette famille, bouleversera l'ordre des choses.
Allez pas de suspense: de toute façon je suis trop impatiente de vous le dire pour vous faire attendre! Non, ma Sylvie Germain ne m'a pas déçue! Oui, j'ai encore aimé lire ses mots! Non, pas un instant je ne me suis ennuyée! Oui, son écriture me parle encore!
Objectivement j'admets que, contrairement aux autres romans, la magie de la nature, sa beauté, tiennent très peu de place ici; d'où un style moins poétique. Néanmoins, l'écriture reste belle et la nostalgie présente, symbolisée par une vieille boite en fer remplie de bricoles, souvenirs d'un temps révolu.
Moins émouvant aussi ce roman. Pas de larmes, de boule dans le ventre. Peu importe, et je dirais même au contraire. Rester en retrait de l'histoire, n'éprouver que des sensations fugaces, c'est justement se mettre au diapason avec les personnages. Ils ont frôlé ma sensiblité comme eux-mêmes survolent leur vie, sans réussir à en être au coeur.
Moins lourd aussi, ce roman où l'humour est posé par touches discrètes, soit, mais bien présent. Un père-Noël en pause clope avec sa barbe et son bonnet rejetés dans le dos (faudrait pas que les enfants sentent l'odeur du tabac froid dans les poils de leur idole!), des blagues de Shadocks ou encore des chienchiens "muétisés" par leur maitresse; moi, que voulez-vous, ça me donne le sourire! Et c'est bien la première fois que ma Sylvie m'offre cette légèreté!
Alors comment pourrais-je être déçue?
Merci
Cathulu de m'avoir permis de le lire avant sa sortie poche.
Sylvie (pas Germain, la blogueuse bretonne!) a aimé aussi.
Amanda un peu moins.
Le billet de
Papillon n'est pas très enthousiaste et pourtant pertinent.
Editions Albin Michel
Crédit couverture: Editions Albin Michel et Fnac.fr
ndrl: Qu'est-ce que je le trouve moche ce portrait, sur le bandeau rouge!