Autour de ma vie gravitent des mots, des images, des émotions... Entrez dans ma constellation!
J'avais dans ma PAL ce roman de Jay McInerney, sans que je sois en mesure de me rappeler pourquoi il y était. Donc pas de motivation particulière pour le lire, mais ce fut une belle surprise.
L'auteur de ce journal, écrivain velléitaire, vérifie et corrige les articles des autres pour un grand mensuel New Yorkais. Le soir, trop seul, dans l'appartement déserté par son épouse un an auparavant, il se laisse embarquer par son ami Tad. Bars et boites de nuit, alcool et lignes de coke jusqu'au petit matin ne peuvent être que des échappatoires provisoires...
Ce genre de roman à la "Bret Easton Ellis et Cie" constitue un nouveau groupe littéraire le "Brat Pack", auquel je dis plutôt "très peu pour moi!". Mais ce livre est une exception. Ici pas de violence gratuite, ni de langage grossier, un style grinçant et un humour aigre-doux qui rend le narrateur attachant. Je me suis trouvée, presque malgré moi, en empathie. Happée par son mal-être, je devinais et ressentais son angoisse sous-jacente. Sans toutefois réussir à mettre le doigt sur son origine...normal, il faut arriver aux dernières pages pour comprendre! Bien secouée, je quitte difficilement ce personnage.
"Journal d'un oiseau de nuit" est le premier roman publié par Jay McInerney. Je l'estime très supérieur à "Glamour attitude" que j'ai lu il y a plusieurs années. Celui-ci m'avait semblé superficiel: je n'y avais trouvé aucun attrait.
De quelle graine est "Le dernier Savage" ou "Trente ans et des poussières"? Je vais essayer de les feuilleter lors d'une prochaine "virée-librairies".
(Livre de poche)
Un petit extrait ici.