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je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 08:25

Le jour où ICB a mis son blog en pause, il a bloqué les commentaires; je n'ai pas pu lui dire combien il allait me manquer. Alors, en guise de message, j'ai choisi dans ma PAL  un auteur qu'il avait chaudement recommandé: Russell Banks.

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Dans une région montagneuse de l'état New Yorkais, les habitants d'une bourgade vivent bon gré mal gré leur quotidien. Le climat est rude, les touristes sont rares, la pauvreté côtoie l'alcool et les violences familiales.
Une certaine douceur de vivre règne pourtant...jusqu'à l'accident du car scolaire qui coutera la vie à de nombreux enfants du village.





Avant de parler de ce qui m'a plu dans ce roman, je veux souligner la fluidité de l'écriture. Trop souvent, j'ai devant les yeux  une grammaire trop compliquée, des phrases tarabiscotées qui demandent une concentration rendant la lecture laborieuse.
Là aucun effort à fournir, dès les premières lignes de ce roman l'histoire m'a emportée.

La tragédie de l'accident, ses incidences sur la vie de chacun sont racontés par plusieurs narrateurs: Dolorès qui conduisait le car, Billy le papa des jumeaux décédés, Mitchell l'avocat qui voudrait obtenir une indemnisation pour toutes les victimes et Nicole la jeune rescapée maintenant paraplégique.
A travers, ces personnages humains, attachants et émouvants en diable, Russell Banks évoquent la culpabilité, l'impossibilité aux victimes de croire au hasard, leur besoin de trouver une explication pour parvenir à faire leur deuil.
L'envie de rester humains, la capacité à oublier pour continuer de vivre seront pourtant vainqueurs mais certains payeront au prix fort ce semblant d'apaisement retrouvé.
Ce mélange d'humanité, de fatalisme, d'instinct de survie ou de bonheur  fait de ce livre une véritable pépite.

Joëlle a aimé tout autant, mais a trouvé la fin du roman bâclée. Moi, au contraire, elle m'a paru ingénieuse et complètement vraisemblable....le mieux est encore de le lire. Car, quelque soit votre opinion, je suis certaine que vos émotions seront trop nombreuses et trop fortes pour être entièrement ternies par les dernières pages...

Il existe une adaptation cinématographique que je serais curieuse de découvrir...

PS: ICB, ne crois pas que j'irai jusqu'à te remercier d'avoir suspendu ton blog: je l'aurais lu un jour ou l'autre ce bouquin!


Editions Actes Sud et Babel
Crédit couverture: Edition Babel et Fnac.fr

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Published by Anne - dans Lectures
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commentaires

katell 26/03/2008 14:46

un auteur que je compte bien découvrir dans l'année...j'attends d'avoir moins de lectures urgentes dans ma PAL!

anjelica 26/03/2008 07:46

Je n'ai pas lu encore cet auteur, je note donc ce titre !

Françoise 25/03/2008 18:48

J'avais d'abord vu le film à sa sortie, qui m'avait beaucoup remuée. J'ai lu le livre ensuite, qui m'a emballée encore plus évidemment. J'ai aimé l'écriture de Russels Banks, mais curieusement je n'en ai pas lu d'autres, j'avais trouvé cette histoire très dure quand même.

yueyin 25/03/2008 18:05

Un auteur qu'il faut décdement que je découvre avec ce titre là ou un aute car le sujet me retourne un peu trop :-) A moi aussi il manque ICB...

Tamara 24/03/2008 17:39

Je le note... mais pour plus tard : je viens d'enchaîner plusieurs lectures "dures" / "tristes", il faut que je me ménage si je ne veux pas sombrer dans la déprime !! ;-)

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Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

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Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
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Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
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Manifeste d'Antigone