Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Insatiable lectrice
  • : Autour de ma vie gravitent des mots, des images, des émotions... Entrez dans ma constellation!
  • Contact

je suis heureuse de vous accueillir pour partager avec vous toutes mes lectures, beaucoup de mes émotions et un peu de ma vie.

Recherche

Archives

Cette semaine

21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 12:36
Je vous avais dit combien j'avais aimé "Les choses de la vie"  J'ai eu envie de lire, très vite, d'autres titres de Paul Guimard. J'en ai trouvé facilement en bouquinerie.



Julien vend des billets de loterie nationale devant la gare St-Lazare. Ce vieil homme trop seul imagine la vie des piétons passant tous les jours devant lui. Entre François et Catherine il est certain qu'une histoire d'amour pourrait naître. Mais leur train de banlieue respectif arrive à 11 minutes d'intervalle...


Ce roman est d'une tendresse égale à sa tristesse. Je soupçonne d'ailleurs que la beauté, la douceur du texte viennent de cet entrelacement...

La solitude est l'héroïne principale. Chacun a la sienne. En lisant le récit individuel de Julien, François et Catherine, j'en comprenais toutes les nuances....le coeur bien lourd tant je les aimais ces trois là!
Dans le rôle secondaire: le destin. Ses mystères, ses hasards, ses enchainements d'incidents qui dessinent notre avenir. Qui tire les "ficelles"? Une question soulevée avec une ironie qui allège un peu la mélancolie de l'histoire, sans altérer aucunement son intensité.


Ce livre publié en 1957 est  aussi un témoignage sur les interrogations de la génération après-guerre. Le contraste entre les progrès techniques et les moeurs bridés la désarçonne.
Les prémices des révoltes de mai 68 se devinent: un thème on ne peut plus à la mode ce mois-ci. Une bonne excuse pour ne pas retarder le moment d'arpenter, à votre tour, les trottoirs de la rue du Havre!

Edition Denoël et Le Livre de poche   
Crédit couverture: Edition Le Livre de poche et Amazon.fr
Partager cet article
Repost0

commentaires

I
Désolé Anne. Guimard ne m'avait pas inspiré ;o)
Répondre
A

Ne t'excuses pas, vous avez tout à fait  le droit de parler entre vous chez moi!  ;-D


B
j'avais adoré, il y a longtemps, tu me donnes envie de le relire!
Répondre
A

Moi, je ne relis jamais...


K
Tiens, c'est aussi l'une de mes mauvaises habitudes, d'inventer des vies aux passants.  Je ne suis pas certaine d'être tentée par ce livre pour le moment, mais peut-être pour plus tard!
Répondre
A

Je le fais moi aussi quand je prends les transports en commun...


M
Un petit tour dans le vieux Paris qui ne se refuse pas !
Répondre
A

Le Paris des années 60 est à la fois proche et loin de celui d'aujourd'hui, et c'est le "petit tour" fut, effectivement,  bien agréable!


I
@ Tamara : nous sommes donc voisins de bureau alors ;o)
Répondre
A

Bonjour Mr! Bienheureuse de ton passage chez moi...même si sa trace ne m'est pas adressée ;-((((


Articles Récents

Ces mots là,

je les ai savourés un peu plus que tous les autres.

Avec de nombreux patients, Ernest faisait intervenir le concept de regret dans la thérapie. Il leur demandait d'analyser les regrets que suscitait leur comportement passé, et les exhortait à ne pas entretenir de nouveaux regrets dans l'avenir. "Le but, disait-il, est de vivre de telle sorte que dans cinq ans vous ne vous retourniez pas en regrettant amérement les cinq dernières années qui se seront écoulées."

 

Irvin D. Yalom 

"Mensonges sur le divan"

J'adhére

Je revendique le droit de lire ou de ne pas lire un livre,
Le droit d'être sincère, ou gentiment hypocrite,
Le droit de ne pas aimer un livre, de le dire,
Le droit d'aimer un livre, et de ne pas le dire,
Le droit d'accepter de recevoir des SP, ou pas,
Le droit de faire traîner mes lectures,
Le droit d'avoir un travail à côté, des enfants, une maison à tenir,
Le droit de me faire plaisir et de ne pas me prendre pour une critique littéraire,
Le droit d'être infidèle, de moins aimer ce que j'ai porté aux nues plus tôt,
Le droit de poster des commentaires où bon me semble, partout où le droit de s'exprimer existe,
Le droit de croire que tout vaut mieux que le silence, d'ouvrir la porte aux avis contraires,
Le droit de ne pas faire le jeu du commerce, mais des mots, de la lecture, et de la littérature.
Le droit d'être une lectrice.

Manifeste d'Antigone